28 novembre 2005

TAHITI : ILE DE PARADIS


Acquis sur le vide-grenier de Cuis le 27 novembre 2005
Réf : SRT-530 -- Edité par Reo Tahiti aux Etats-Unis dans les années 1960, probablement
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

Avec la neige de la veille, transformée en neige fondue puis en pluie glaciale, j'avais fait une croix sur ce vide-grenier tardif. Finalement, je ne regrette pas de m'y être laissé traîner en fin de matinée, après une accalmie de quelques heures.
Parmi les rares courageux à tenir un stand, il y avait ce jeune homme, abandonné sur ses huit mètres de stand par sa mère et sa soeur, qui avait pas mal d'anciens livres de classe et des disques, le tout à 50 centimes pièce !
C'est la que j'ai trouvé cette compilation de titres "enregistrés à Tahiti même, réalisés par Monsieur Gaston Guilbert, Haute fidélité".
Comme pour les "Oiseaux du paradis", il s'agit donc d'enregistrements du tournant des années 1950-1960, édités probablement à l'origine par Tiare Tahiti, le label de Gaston Guilbert. Mais ce disque précisément a été publié aux USA, par une filiale spécialisée du label Criterion, et il avait été préalablement édité par MGM Records. Cependant, l'étiquette Manuiti apposée sur le disque indique que cet exemplaire a dû être acheté à Tahiti.
Il y a quelques titres dominés par les batteurs et les choeurs masculins que j'aime moins, mais dans l'ensemble c'est encore un disque excellent, avec un petit chef d'oeuvre de Mila, Loma et Alex, "Ua tai au ia oe", deux titres marqués par une guitare hawaïenne très sonore, "Te ume horotini" et "Umi umi", et "Manureva", qui n'a rien à voir avec la chanson de Gainsbourg et Chamfort, qui est une ballade de Pauline où domine le xylophone.
Je le répète, n'hésitez pas à pister les CDs Manuiti distribués par Playasound, notamment les Belle Epoque n°s 4, 9 et 2 : ils sont assez bien distribués et c'est un moyen simple de vous procurer un concentré de bien-être et de bonne humeur !

27 novembre 2005

DOCTOR SEAN BERG & YA YA HD : A trip to Tripville with Doctor Sean Berg & Ya Ya HD


Acquis à La Cartonnerie à Reims le 25 novembre 2005
Réf : [néant] -- Auto-édité en France en 2005
Support : CD 12 cm
10 titres

Au stand de vente de CDs et de T-Shirts d'Herman Düne, au soir de leur excellent concert à Reims avec Julie Doiron, il y avait tellement d'albums auto-édités d'André Herman-Düne (au moins quatre ou cinq) que je ne savais pas où donner de la tête. Pour David, c'était plus simple, puisqu'il y n'y avait que celui-là, enregistré avec Dr. Sean Berg, de Berg Sans Nipple, qui jouait avec Herman Düne sur cette tournée, mais aussi avec David en solo au printemps dernier. Comme j'aime déjà bien les albums solo de David et ses reprises sous le nom de Yayahoni, le choix a été facilité.
C'est un disque instrumental, où dominent le ukulélé et la guitare slide. Parmi les rares disques instrumentaux que je fréquente (disons Comelade, Felt, Friends of Dean Martinez par exemple), il me semble que ce disque se rapproche le plus des projets solo de Mick Turner, le guitariste de Dirty Three, sous son nom ou sous celui de Bonnevill.
Je ne sais pas si c'est à cette cité que le titre du disque fait référence, mais il existe bien un endroit qui s'appelle Tripville, dans le Wisconsin !
Quant à la succession des titres des morceaux, de "One day you'll get married" à "The wedding song", en passant par "Le chemin des écoliers" puis "Le raccourci" (c'est moi qui traduis), et par "La cabine de péage" et "Est-ce que tu as ton ticket chéri ?", elle me fait croire que ce disque raconte un voyage par l'autoroute pour se rendre à un mariage. Par contre, je me demande bien ce que "The poet is an elephant" vient faire là-dedans !

26 novembre 2005

LAMBCHOP : The man who loved beer


Acquis chez Glitterhouse en Allemagne par correspondance vers 2001
Réf : efa 04974-03 -- Edité par City Slang en Angleterre en 1996
Support : CD 12 cm
Titres : The man who loved beer -- Alumni lawn -- Burly & Johnson

Voilà tout ce qu'il faut pour faire un bon single, même si le titre principal est extrait d'un album : une pochette originale, belle et énigmatique, pas juste la reproduction de la pochette de l'album (et là on a même un verso de pochette illlustré !), une excellente "face A" et deux faces B inédites, pas des remixes inutiles ou un autre titre de l'album.
"The man who loved beer" est une chanson assez emblématique du Lambchop des débuts, lente et douce. Les instruments entrent dans la chanson chacun leur tour; guitare acoustique, pedal steel, percussions, cordes et cuivres. Appremment, les paroles sont inspirées d'un poème intitulé "Débat entre un homme lassé de la vie et son âme", écrit par un égyptien près de deux mille ans avant Jésus-Christ.
Un single typique, donc, à part que justement "The man who loved beer" est tout sauf une chanson pop formatée pour le commerce de la musique. Et pourtant, à chaque écoute il me reste en tête les paroles du début des couplets ("To whom can I speak today") et celles de ce qui fait office de refrain ("And the violent man comes down on everyone"). David Byrne ne s'y est pas trompé, qui a repris cette perle sur son dernier albm en date.
"Alumni lawn" a été enregistré en 1992 dans le salon de Kurt Wagner. C'est un titre jazzy avec de l'orgue, ce qui est assez peu courant chez Lambchop, et du saxo notamment, et la voix éraillée typique de Wagner. Tout ça se termine par un grand éclalt de rire... "Burly & Johnson" est un instrumental à base de percussions, de ce qui ressemble à une trompette bouchée, de guitare et de guimbarde.

25 novembre 2005

URUSEI YATSURA : The hated Urusei Yatsura


Acquis par correspondance en Angleterre en 1996
Réf : Ché 46/64338-2 -- Edité par Ché en Angleterre en 1995
Support : CD 12 cm
Titres : Plastic ashtray -- Got the sun -- Miramar -- Yatsura kill taster

En 1995/1996, j'ai suivi avec attention la première année de ce groupe écossais de Glasgow, fleuron du label Ché, en achetant tout ce que je trouvais, et en commandant les premiers singles qui me manquaient.
Voilà ce que j'écrivais à propos de ce disque en 1996 dans un article du fanzine papier Vivonzeureux!, complet avec ses images noir et blanc scannées dans le NME :
"On laisse passer Noël et re-bam!, en janvier sort "Plastic ashtray" le premier single du groupe à sortir en maxi-CD 4 titres. La face A, digne d'un des meilleurs titres du Sonic Youth époque Goo, est exemplaire ("Je suis déjà venu là, tu as un cendrier en plastique... !), et, ce qui est peut-être un progrès par rapport aux précédents singles, les trois autres titres du maxi sont de la même veine et presque tout aussi bons, particulièrement "Yatsura kill taster" et "Miramar".
Pendant tout ce temps, le groupe a enchaîné les tournées en Angleterre, ce qui leur permet de développer leur petit monde de référence : les mangas, le japon et surtout, apparemment, les jouets plus ou moins électroniques (qu'on entend sur plusieurs de leurs enregistrements) et la SF." Près de dix ans plus tard, je suis d'accord avec moi-même. A la fin du disque, un écossais prononce quelques mots, et j'ai à chaque fois l'impression d'entendre Alan McGee parler...
Les singles sont peut-être dificiles à trouver, mais on voit régulièrement dans les bacs à soldes l'album "We are Urusei Yatsura", renommé "We are Yatsura" suite à un procès. Il contient les meilleurs titres des premiers singles du groupe, parfois réenregistrés pour l'occasion, et il vous est fortement recommandé (en fait, on trouve plein de singles sur le site Rocket Girl, lancé par une ancienne du label Ché).

24 novembre 2005

CATHY CLARET : Cathy Claret


Acquis aux enchères par correspondance en novembre 2005
Réf : VICP-22 -- Edité par Victor au Japon en 1990
Support : CD 12 cm
12 titres

C'est bien entendu la connexion historique avec qui a fait que je me suis intéressé à l'achat de ce disque, couplé avec l'album suivant, "Soleil y locura" : Cathy Claret a longtemps été membre du Bel Canto Orquestra, et c'est sa voix, enregistrée alors qu'elle avait trois ans, qu'on entend sur le titre "Chanson" de Comelade.
Il s'agit de son premier album, sur lequel figurent notamment Pascal Comelade, Raimundo Amador du groupe Pata Negra à la guitare flamenco, et Jacques Lyprendi, un ancien du groupe Regrets, qui co-signe plusieurs chansons.
Les principaux ingrédients du disque sont simples : voix de lolita, ambiance bossa nova et guitare flamenco. Je me permets la facilité de la voix de Lolita car il y a justement une chanson intitulée « Loli-lolita ». Cette voix explique peut-être le succès de Cathy Claret au Japon, qui perdure en 2005, et en Espagne où elle réside. Du coup, tout ça me fait souvent penser à Sonoko, la japonaise francophile auteur d’un album classique sur un autre label belge, Crammed (celui-ci est sorti à l’origine sur les Disques du Crépuscule).
Il y a une reprise du « Lundi au soleil », la scie de Claude François, qui passe plutôt bien, mais qui est inutile, vu qu’il y a des originaux bien meilleurs, comme « Regarde-moi sourire », « Fin d’été » ou « Toi ».
La patte de Pascal Comelade se fait surtout sentir sur « She’s the rain » (les deux titres en anglais du disque passent plutôt bien), et bien sûr sur le dernier titre, un « Instrumental » qu’il a composé, et dont je n’arrive pas à déterminer s’il l’a aussi enregistré sur un de ses propres disques.

23 novembre 2005

LE CAMEMBERT RADIOACTIF : F... ! Chirac


Acquis au Record & Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres en 1996
Réf : ZYX 7956-8 -- Edité par ZYX en Allemagne en 1995
Support : CD 12 cm
Titres : Radioactiphonique Camembert Mixe` -- Cordon Bleu Cleubbe` Camembert Mixe` -- Souffleur Camembert Mixe` -- Chateau-Neuf Camembert Mixe`

Ce disque est l'un des effets secondaires de la décision de Chirac en 1995 de reprendre les essais nucléaires aériens à Mururoa. Soyons clairs, aucun intérêt du point de vue musical : c'est de la techno au mètre. Sinon, le geste militant qui ne se prend pas trop au sérieux peut faire sourire. Il y a quand même le numéro de fax de l'Elysée sur la pochette pour envoyer des protestations !
Ces allemands (probablement) sont allés à Rimini enregistrer ce pamphlet léger, qui débute par la Marseillaise, comprend un compte à rebours et se termine par une explosion, bien sûr.
Le plus amusant, ce sont les paroles, une succession de mots et de noms français prononcés rapidement avec un fort accent, du style "Les premiers, Duvallier, travailler, Chevalier, Depardieu Adieu... Fuck Chirac !". "Fuck Chirac", c'est le refrain, répété par des choeurs féminins diaphanes, auxquels font écho les "Oh oh oh" d'un choeur masculin.
Qu'elle soit volontaire ou non, la référence du nom du groupe au "Camembert électrique" de Gong est un bon point !

22 novembre 2005

THE COLONEL : Too many cooks in the kitchen


Acquis chez New Rose à Paris le 7 août 1982
Réf : VS 380 -- Edité par Virgin en Angleterre en 1980
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Too many cooks in the kitchen -/- I need protection

La pochette que vous voyez n'est pas celle de mon premier exemplaire de ce disque, acheté neuf. Je l'avais prêté à François B., et il n'avait rien trouvé de mieux que de me le rendre avec la pochette superbement colorée au feutre, en se créditant au dos au stylo bille ! Plus tard, j'en ai racheté un autre d'occasion, mais j'ai toujours l'unique exemplaire en couleurs !
J'avais appris l'existence de ce disque à l'occasion d'un voyage à Londres en juin 1982, mais je n'avais pas réussi à mettre la main sur un exemplaire du disque pendant mon séjour, le Virgin Megastore notamment étant en rupture de stock alors qu'un "fantôme" annonçait le disque dans les bacs...
The Colonel, c'est Colin Moulding, le bassiste et faiseur de hits d'XTC. Je suis incapable de me souvenir si je savais déjà que c'était un disque lié à XTC quand je l'ai acheté. Probablement que oui, car je ne vois pas pourquoi je l'aurais acheté, sinon. Mais d'où j'avais bien pu tenir cette information, en ces temps d'avant l'internet, d'avant que je lise le NME ? De Bernard Lenoir sur Feed Back, j'imagine, je ne vois pas d'autre possibilité.
Le disque est très bon. La face A est un ska léger et entraînant, avec des choeurs féminins dans le refrain et un petit coup de "ouin ouin ouin ouin" très accrocheur façon voix canardsillarde.
La face B a un son plus new wave, autour d'un jeu de batterie de Terry Chambers, le batteur d'XTC, qui ferait presque penser au Cure de l'époque de "Pornography", mais deux ans avant.

21 novembre 2005

JOHNNY CASH : Crazy country


Acquis par correspondance vers 2001
Réf : A 28791 -- Edité par Sony aux Etats-Unis en 1998
Support : CD 12 cm
10 titres

Des compilations de Johnny Cash, c'est pas ce qui manque. Celle-ci est thématique, sur la country foldingue, mais bizarrement faite. On trouve des titres qui sont partout ("A boy named Sue" de Shel Silverstein) et d'autres beaucoup plus rares ("Look at them beans", reprise de Joe Tex !). On trouve aussi une moitié de titres carrément légers ("Everybody loves a nut" de Jack Clement) et d'autres beaucoup plus graves ("Oney" de Jerry Chesnut). En tout, la moitié de l'album est due à Silverstein et Clement.
Les points forts sont "One piece at a time", l'histoire de cet ouvrier de la construction automobile qui se construit une Cadillac Frankestein en volant des pièces une à une tout au long de sa carrière, et qui a évidemment des problèmes pour la faire rouler ensuite, et "Chicken in black", une auto-parodie de "The man in black", qui voit Cash se faire greffer involontairement le le cerveau d'un braqueur, Manhattan Flash. Quand il veut récupérer le sien, le chirurgien refuse car il en a mis un bout à la place du cerveau d'un poulet, qui connait un grand succès sur toutes les scènes en interprétant les chansons de Johnny Cash !!
Ma chanson préférée sur ce disque, c'est "Flushed from the bathroom of your heart", une chanson d'amour perdu à la métaphore filée de Jack Clement. Ce n'est pas la version la plus courante, celle en public avec juste une guitare sèche de "At Folsom Prison", qui vaut surtout par les rires du public en réaction à chacun des vers. Celle-ci, dont je n'arrive pas à déterminer sur quel disque elle est sortie à l"origine, est meilleure musicalement, enregistrée en studio, avec une guitare de style hawaïen, mais toujours des paroles qui me font plier de rire.
Extrait : "Dans la rivière de tes plans, je suis échoué sur la rive; Dans ton agenda, je suis à la page de la semaine dernière; Dans le théâtre de ton amour, j'ai perdu mon rôle ; Et maintenant tu dis que tu m'as expulsé de ton organisme; J'ai été chassé de la cuvette de WC de ton amour".

20 novembre 2005

THE NITS : Radio shoes


Acquis au salon du disque de Châlons-en-Champagne le 23 octobre 2005
Réf : 656327 7 -- Edité par CBS en Hollande en 1990
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Radio shoes -/- Solid to gas

Ça fait bien longtemps que je n'achète plus systématiquement les disques des Nits dès leur sortie, mais quand j'en vois un en solde ou d'occasion, je le laisse rarement passer. Pour ce 45 tours, il y avait deux bonnes raisons de l'acheter : la très belle pochette (non créditée) et la face B qui ne figure sur aucun album.
Cette face B, "Solid to gas", est excellente. Une petite ligne de synthé sympa, des voix façon psychédélique, une ambiance orientale, et un petit côté rythmé qui me rappelle une autre face B des Nits, "Man of straw", la face B de "Nescio".
"Radio shoes", la face A qui est aussi la chanson d'ouverture de l'album "Giant normal dwarf", est beaucoup plus quelconque, mais ça tient peut-être beaucoup à la production, beaucoup plus élaborée que pour "Solid to gas". En effet, il y a là aussi un petit côté oriental qui me fait penser que, débarassées de certains oripeaux, ces chaussures radio me plairaient sûrement beaucoup plus.

19 novembre 2005

THE MONOCHROME SET : Ten don'ts for honeymooners


Acquis au Record and Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres vers 1983
Réf : PRE 018 -- Edité par PRE en Angleterre en 1981
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Ten don'ts for honeymooners -/- Straits of Malacca

En 1980, The Monochrome Set a sorti deux albums et trois singles. Après ça, ils ont quitté leur label (ou plus probablement, ils se sont fait virer). Celui-ci est le seul disque qu'ils ont sorti en 1981, et le seul sur PRE, une filiale de Charisma.
Les deux chansons sont excellentes. Au niveau du son, on n'est pas loin du troisième album à venir, "Eligible bachelors". avec peut-être un côté psychédélique un peu plus marqué. Mais surtout, comme la plupart de leurs chansons, tout cela est plein d'humour et de énième degré.
Pour la face A, "Dix choses à ne pas faire pendant sa lune de miel", je ne comprends pas tout, même en ayant les paroles devant les yeux, mais je ne crois pas qu'on soit sensé tout comprendre, de toutes façons ! Ca me fait rire quand même.
Dans les choses à ne pas faire, la première est "Ne descendez pas l'Everest à poil sur vos skis avec du lys dans le nez", par contre, le narrateur explique qu'il "fabriquerait le monde en sept jours et pasteuriserait la voie lactée"...!
Ce disque s'étant encore moins vendu que les autres productions du groupe, il est à peu près impossible à trouver, mais les deux chansons figurent dans la même version, mais avec un meilleur son, sur "What a whopper !", une compilation de raretés délirante sortie en 1991 chez Richmond, un label lié à El et Cherry Red. Ce CD est toujours disponible.

18 novembre 2005

HIGELIN : Remember


Acquis chez Emmaüs à Tours-sur-Marne vers 2000
Réf : SH 40.010 -- Edité par Saravah en France en 1969
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Remember -/- Et voûala le piano (= Je jouais le piano)

J'ai fait la connaissance de "Remember" au début des années 1980, via l'album "Higelin-Areski" qu'un copain m'avait prêté, et le moins qu'on puisse dire c'est que cette chanson m'a marqué, tiens, presque autant que "Closer" de Joy Division à la même époque.
"Je mourrai, dans un voiture, carbonisé. La portière ne voudra pas s'ouvrir. Je hurlerai...".
De la guitare, des voix, et l'une des plus belles réussites de la bande à Higelin-Areski-Brigitte Fontaine (l'une des plus belles réussites de la chanson française dans son ensemble, d'ailleurs). Quand on pense que la même année sortait "Comme à la radio", on se dit que ce n'était pas une année où ils avaient envie de ne rien faire, les hippies, contrairement au slogan de leur label.
Contrairement à l'album, ce 45 tours est crédité à Higelin seul, mais c'est bien le même enregistrement. C'est un superbe objet, avec une pochette ouvrante. La face B, dont le titre sur la rondelle est différent de celui sur la pochette, est un truc un peu free, avec beaucoup de saxo, Higelin à la guitare électrique "très ampère", et les paroles qui n'arrivent qu'à la fin. Ce titre n'est sorti que sur ce 45 tours, je crois.
C'est en espérant secrètement trouver des disques de cet acabit, en bon état qui plus est, qu'on peut passer des heures à compulser des centaines de 45 tours de variétés déprimants dans les vide-greniers ou les dépôts-vente. Merci à Marie-Christine Blin, la précédente propriétaire du disque, d'en avoir pris grand soin.

17 novembre 2005

THE PIRANHAS : Yap yap yap


Acquis au Record & Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres vers 1984
Réf : RB/06/YAP -- Edité par Attrix en Angleterre en 1979
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Yap yap yap -/- Happy families

A force de fouiner dans les bacs de disques d'occasion, j'ai fini par avoir quasiment la discographie complète des Piranhas, un groupe de Brighton qui fait parfaitement le lien, chronologiquement et stylistiquement, entre les Blockheads de Ian Dury et Madness (d'ailleurs, ces trois groupes ont un saxo). Autrement dit, une bande de copains qui jouent de la musique pour se faire plaisir et pour nous faire plaisir, sans se prendre la tête, mais avec de très bonnes chansons.
Ceci est le troisième single du groupe, de retour sur son label local Attrix après un bref passage chez Virgin. "Yap yap yap" est excellent, même si je suis bien incapable de décrire cette chanson. Le chanteur principal a un fort accent, que j'aurais presque qualifié de cockney s'ils avaient été de Londres, et les autres font les choeurs derrière, mais rien à voir avec les Beach Boys ! "Happy families" est plus quelconque...

Les deux titres de ce 45 tours figurent sur le CD "Tom Hark - The Piranhas collection", paru chez Anagram.

16 novembre 2005

THE ROCKINGBIRDS : A good day for you is a good day for me


Acquis je sais plus où en 1991
Réf : HVN 14 CD -- Edité par Heavenly en Angleterre en 1991
Support : CD 12 cm
Titres : A good day for you is a good day for me -- Jonathan Jonathan -- Only one flower

Il s'agit d'un autre de ces disques qui m'ont fait aimé les sons de la country music. Les Rockingbirds étaient un groupe londonien à fond dans un trip country, avec le look adéquat, et malgré cela ils n'étaient pas ridicules.
Le premier titre, enlevé, avec une pedal steel très présente, est très optimiste et répand la bonne humeur.
"Jonathan Jonathan" est un hommage de fan à Jonathan Richman. Ils en feront une nouvelle version en 1992 pour leur premier album, qui sortira en face A de single avec une pochette clin d'oeil au logo des Modern Lovers.
Le dernier titre est une belle ballade, un peu à la Peter Astor, comparaison pas innocente puisque c'est justement Peter Astor qui a produit ce disque, tandis que la section rythmique des Rockingbirds, Dave Morgan et Greenwood Goulding, est celle des Weather Prophets, l'ancien groupe de Peter Astor.
J'ai pu voir les Rockingbirds sur scène le 24 avril 1991 à Londres pour un concert très court dans un bar d'Oxford Street, en première partie d'un showcase de Peter Astor. Moins d'une semaine plus tard, le 30 avril, les Rockingbirds étaient sur la scène du Subterrania, en première partie de.... Jonathan Richman ! Mais j'avoue que je n'ai pas entendu grand chose du concert, à part "Jonathan Jonathan", parce que je papotais dans les loges pendant leur prestation...

15 novembre 2005

JACK HAMMER WITH THE HARRY KING ORCHESTRA : Electricity


Acquis sur le vide-grenier de Bisseuil le 27 mars 2005
Réf : MPO. 3102 -- Edité par Pop en France en 1962
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Electricity -- Wiggling fool -/- Fire baby -- The wiggle

La pochette était remarquable. Le disque en très bon état. Il fait partie de la série "Strict danse tempo" chère au Colonel de l'Opération Kangourou. Si ça n'avait pas été suffisant, les notes de pochette au dos auraient pu me convaincre :
"Jack Hammer est un grand chanteur de rythme. Il sait choisir des chansons qui lui vont bien, et ce qu'il y a d'assez rare à l'époque actuelle, on le sent parfaitement à l'aise au milieu de ces rythmes trépidants.
C'est un garçon, dont on peut dire sans se vanter, qu'il a du métier. Il a une extraordinaire personnalité et une vitalité à tout épreuve.
Ecoutez ces quatre nouveaux titres, avec "Electricity" en tête, qu'il a enregistrés pour vous, vous comprendrez alors son succès auprès de tous."

Trève de plaisanterie. Jack Hammer s'appelait en fait Earl S. Burroughs. Il a commencé sa carrière dans les années 50 aux USA. Il aurait joué avec les Platters. Au cours de sa carrière, il a aussi composé pour d'autres, dont Nina Simone ("Plain gold ring").
Après sa rencontre avec Albert Van Hoogten, le patron du label Ronnex (qui co-signe les quatre chansons de ce disque), il s'installe en Belgique où il devient le spécialiste des danses à la mode : il est le roi du twist, mais aussi le créateur du wiggle, qu'on retrouve ici deux fois.
Là où les notes de pochette n'exagèrent pas, c'est que les quatre titres ont vraiment un rythme très enlevé, avec de la contrebasse bien présente, des choeurs, du saxophone, un très bon petit passage batterie/orgue dans "Wiggling fool", alors que "Fire baby" est quasiment rockabilly.

PS : Les informations biographiques sur Jack Hammer viennent du site de Dirk Dutronic. Et on trouve ailleurs une discographie de Jack Hammer.

14 novembre 2005

CALEXICO : Spoke


Offert par Joey Burns à Reims le 13 octobre 1997
Réf : QS51CD -- Edité par Quarterstick aux Etats-unis en 1997
Support : CD 12 cm
19 titres

En avril 1997, une des premières bénédictions de l'internet a été de me permettre d'être informé en temps utile de la tournée européeenne de Giant Sand pour prendre mes dispositions pour aller les voir en concert à Fribourg-en-Brisgau, en Allemagne. Avant ça, comme leurs tournées européennes ne passaient généralement pas par la France, il n'y avait quasiment aucun moyen de savoir où et comment les voir.
Ce soir-là, à leur stand de disque, il y avait un 33 tours d'un groupe appelé Spoke, édité par Hausmusik. Joey Burns avait demandé aux gens de ce label après un concert en 95 s'ils accepteraient de sortir un disque de son groupe parallèle à Giant Sand. La démo était tellement bonne que le projet de single s'est transformé en album. Seul hic, quand les disques sont revenus du pressage et les pochettes de l'imprimerie, Hausmusik a appris que Burns et Convertino venaient de décider de changer le nom de leur groupe. Fini Spoke, bienvenue à Calexico ! Il était trop tard pour changer l'édition allemande en vinyl, qui est donc sortie sous le nom de groupe Spoke, sans titre d'album. Mais dix mois plus tard, pour la sortie en CD aux USA, "Spoke" était devenu le titre du premier album de Calexico.
A l'automne 97, ce n'est ni Giant Sand ni Calexico ni Spoke ni Lisa Germano qui étaient en tournée, mais un tout ça, puisque OP8 (les membres de Giant Sand plus Lisa Germano) tournaient pour promouvoir leur excellent album "Slush". Et là, pas besoin de faire des centaines de kilomètres pour aller les voir, puisqu'ils étaient programmés à L'Usine à Reims. Malheureusement, Howe Gelb n'était pas de la partie ce jour-là, car il avait dû se rendre au chevet de son ami Rainer.
Le 13 octobre 1997, donc, j'ai eu la chance de pouvoir interviewer OP8 en direct depuis le studio de La Radio Primitive. En repartant vers le lieu du concert, Joey m'a dit qu'il voulait me donner un exemplaire du CD de son nouveau groupe. C'est comme ça que je suis entré en possession de "Spoke", édité en digipack chez Quarterstick.
Bizarrement, j'ai deux albums préférés de Calexico : "Spoke" et "The black light". Un peu comme s'ils avaient été faits par deux groupes différents. "The black light" est l'album au son puissant, aux chansons enlevées, avec les premiers effets mariachis. "Spoke", venu avant le succès, un peu sous-estimé, c'est l'abum folk-rock, relax, détendu, acoustique, enregistré à la maison. Et quel album, avec ce chef d'oeuvre qu'est la chanson "Spokes", et toutes les autres bonne chansons du disque, comme "Low expectations" ou "Removed". Les influeneces hispanisantes sont même déjà présentes ("Sanchez"), tout comme le son de guitare de leur autre projet parallèle, les Friens of Dean Martinez ("Scout").
A mon humble avis, on devrait vendre "The black light" en lot avec "Spoke", afin que les fans connaissent mieux les différentes facettes de la musique de Calexico !

13 novembre 2005

THE GIST : This is love


Acquis probablement chez New Rose à Paris ou chez Rough Trade à Londres en 1981
Réf : RT 058 -- Edité par Rough Trade en Angleterre en 1980
Support : 45 tours 17 cm
Titres : This is love -/- Yanks

Il y a des chansons comme ça qui tombent dans la quatrième dimension de l'édition discographique et disparaissent complètement, sans le mériter aucunement. Au moment où j'écris ces lignes, "This is love" de The Gist n'est disponible nulle part, même pas sur une quelconque compilation rétrospective du label Rough Trade. Le pire, c'est que Rykodisc a réédité en 1999 en CD l'unique album de The Gist, "Embrace the herd", avec quelques bonus, mais à cinq chansons près, dont les deux faces de ce 45 tours, ils auraient pu faire de ce CD une intégrale du groupe formé par Stuart Moxham juste après (ou juste avant plus sûrement) la séparation des Young Marble Giants.
Pourtant, "This is love" fait partie de mes chansons classiques de la new wave, aux côtés de "Final day" et de la plupart des titres de l'album "Colossal youth" des Young Marble Giants, et c'est de loin ma préférée de toute la production de The Gist.
Un coup de batterie pour commencer, puis la basse, puis la guitare jouée note par note, avec différents sons. C'est très épuré, comme YMG, mais sur un tempo très enlevé. Toute la production d'un label comme Sarah et de la scène anorak pop anglaise est contenue dans cette chanson. En mieux.
La face B, "Yanks", sonne beaucoup plus comme les Young Marble Giants. Certes, il y a la batterie en avant, à la place de la boite à rythmes, et la voix de Stuart Moxham, qui n'a rien à voir avec celle d'Alison Statton, mais à l'arrière-plan, l'orgue et le reste pourraient venir d'un instrumental de YMG.
Allez, vous savez ce qui vous reste à faire pour écouter "This is love" ; écumer eBay ou les disquaires spécialisés...

12 novembre 2005

IMPOSSIBLES : The drum


Acquis à l'un des Record and Tape Exchange de Londres au début des années 1990
Réf : DRUCD2 -- Edité par Fontana en Angleterre en 1991
Support : CD 12 cm
Titres : The drum -- Our love is god -- Therapy? -- The drum (12" mix)

Dans les années 80, dans la cave des Record and Tape Exchange de Londres, il y avait les paquets de 45 tours à 10 pence, qui ont longtemps fait mon bonheur. Ça permettait de faire de bonnes affaires, parfois, mais surtout ça permettait d'acheter des disques à l'aveugle, "pour voir", ou plutôt pour écouter.
Dans les années 90, les CD singles à 50 pence ont remplacé les 45 tours, mais le principe est resté le même.
Si j'ai acheté ce disques des Impossibles, c'est uniquement parce que j'ai remarqué que "The drum" était signé Blegvad et Moore, soit Peter Blegvad et Anthony Moore, deux des membres de Slapp Happy, un des groupes pionniers des musiques de traverses anglaises des années 70. Je n'ai jamais entendu la version originale de cette chanson, je sais juste qu'elle a aussi été reprise par Bongwater.
Impossibles est un groupe londonien, qui comptait au moins deux chanteuses (les deux filles de la pochette ?), et qui a sorti trois singles en 90 et 91. Ils sont associés à la scène "twee" et ont parait-il failli signer chez Sarah avant d'opter pour Fontana.
Leur version de "The drum" est excellente. Le remix maxi d'Andy Weatherall, comme d'habitude, enlève plein de bonnes choses au morceau (les voix, la mélodie, la guitare, la basse) et ne rajoute pas grand chose d'intéressant (des beats, bien sûr, et des bouts de basse).
Des deux autres titres, "Our love is god" est pas mal du tout, et "Therapy?" moins bien. En plus ça m'énerve car je n'arrive pas à saisir le rapport entre ce titre et le groupe irlandais Therapy?, d'autant plus qu'ils sont crédités sur la pochette comme "cover stars"...!

11 novembre 2005

SANTO & JOHNNY : Sleep walk


Acquis sur le vide-grenier de la rue de la Chaude Ruelle à Epernay le 11 novembre 2005
Réf : 45 S 044 -- Edité par Ricordi en France en 1960
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Sleep walk -- Caravan -/- All night dinner -- Blue moon

Il y a quelques mois, j'ai fait le tour des CD de réédition des albums de Santo & Johnny car je songeais à en acheter un pour avoir enfin leurs versions de "Sleepwalk" et de "Blue moon", deux titres repris par Jonathan Richman en 1989 sur son album sans titre, tiens tiens.
Eh bien je ne cherche plus de CD, pas la peine puisque je suis tombé ce matin sur ce 45 tours dans un carton garni de quelques disques seulement. Quand le monsieur m'a dit que c'était 50 centimes, j'ai cherché un autre disque pour faire 1 euro, tellement j'étais content de ma trouvaille ! Et dans l'euphorie, j'ai acheté deux stands plus loin, toujours à 50 centimes, un album super surprise-partie Kangourou Tentation n° 9, avec une autre version de "Blue moon", par Marcel Bianchi et ses "Hawaiian beachcombers" (qui n'ont probablement jamais été plus à l'ouest que La Baule !).
"Sleep walk" c'est l'instrumental à guitare pour lequel Santo et Johnny Farina sont entrés dans l'histoire du rock. La pedal steel guitar va au pas du somnambule, et toutes les versions de ce titre que je connais sont bonnes (celle de Rainer, notamment). "Blue moon" est aussi une chanson lente, mais j'ai été un tout petit peu déçu par rapport à "Sleep walk" et par rapport à ce que j'en attendais.
Les deux autres titres sont rapides, un original, "All night dinner", et une bonne version du "Caravan" de Duke Ellington.

10 novembre 2005

RONNIE BIRD : L'amour nous rend fou


Acquis dans une poubelle de l'immeuble Les Petrels à Vitry-le-François à la fin des années 1990
Réf : 460.889 M -- Edité par Decca en France en 1965
Support : 45 tours 17 cm
Titres : L'amour nous rend fou -- Pour toi -/- Tout seul -- Je ne mens pas

J'allais chez ma soeur. Au bas de l'immeuble, sur la pelouse, des gamins jouaient au freesbee avec des 45 tours. Sacrilège ! Mais bon, pour eux, ces trucs là ça n'a jamais dû servir à écouter de la musique, c'est juste des bouts de plastique.
En repartant, ma soeur m'a demandé de descendre la poubelle. C'est en soulevant le couvercle du conteneur pour y jeter le sac que je suis tombé sur les disques : une vingtaine de 45 tours, certains sans pochette, des pochettes vides aussi, et des disques complets avec leur pochette. Une grosse majorité de variété française dans le tas, Sardou, Gilbert Montagné, des trucs comme ça, mais aussi cet EP de Ronnie Bird, ainsi que le EP deux titres de Dylan "Just like Tom thumb's blues" -/- "Ballad of a thin man" !! Le genre de trouvaille auquel on n'ose même pas rêver !
Le disque de Ronnie Bird est son deuxième, sorti en décembre 1964. Je ne pense pas qu'il ait servi de freesbee, mais en tout cas il n'est pas en si mauvais état que ça et il passe bien à l'écoute ! Sur la rondelle, c'est précisé "1ère publication 1964", ça doit donc être un retirage de 1965, car le disque s'est plutôt bien vendu. L'accompagnement est dû à Mickey Baker & The Blue Men, excusez du peu.
Mes deux titres préférés sont le premier, une reprise en français de Buddy Holly, et le dernier, un original signé du parolier Claude Righi et de Ronnie Bird et Mikey Baker. Mais les deux autres chansons ne sont pas mal non plus : on pourrait presque dire qu'il n'y a rien à jeter sur ce disque...

09 novembre 2005

ANDICE RUPEN & HOWE GELB : Le work-in-progress EP


Acquis à l'Olympic à Nantes le 23 octobre 2000
Réf : [néant] -- Auto-édité en 2000
Support : CD 12 cm
Titres : Lazy morning -- Blue marble girl -- Junkie (démo) -- I am your prey (démo) -- I collapse

Entre le concert de Giant Sand à la MJC Claudel de Reims le 20 octobre 2000, et le fameux concert de Nantes trois jours plus tard avec Jonathan Richman à la même affiche, Howe Gelb et Andice Rupen (c'est à dire Candie Prune, c'est à dire Saholy Diavolana et Laureline Prod'homme) ont trouvé le temps de graver ce disque, que j'ai acheté au stand de vente du groupe le soir du concert. Mon exemplaire est numéroté 22 sur 500, mais je serais bien étonné d'apprendre que plus de quelques dizaines d'exemplaires de ce disques ont été gravés, d'autant plus que la tournée ne comptait plus que deux concerts après celui-ci.
On trouve deux titres de Howe Gelb sur ce disque, "Blue marble girl" et "I collapse", inédits au moment de l'achat du disque, mais sortis quelques mois plus tard sur l'album "Confluence" ("I collapse" étant alors retitré Vex (Paris) et Vex (Tucson)).
Deux titres également pour Andice Rupen seul, deux bonnes démos annoncées comme étant extraites de "FM series", un album à paraitre en mars 2001. A ma connaissance, cet album n'est jamais sorti, et ne sortira probablement jamais car le groupe doit être séparé depuis longtemps.
Le joyau qui donne tout son sel à ce disque, c'est "Lazy morning", un titre lui aussi inédit par ailleurs, et une vraie collaboration entre Howe et Andice Rupen : des bouts d'instruments à l'envers façon sixties, des choeurs, un bon son de guitare, et un chant partagé entre Saholy et Howe. Howe qui chante, tenez-vous bien, en français, des paroles que je suis peut-être parvenu à déchiffrer. En voici un extrait : "Comme une force, comme une force décalée ; Comme une torche, comme une torche allumée ; Comme un crash, comme un crash, et ricochet ; Fais des bonds, quelques bonds et j'en suis fier ; Lazy morning, en plein soleil".
"Lazy morning" est un concentré de bonne humeur, une réussite qui mériterait de figurer au minimum sur une compilation de Howe ou sur un album posthume de Candie Prune. En le savourant, je ne regrette pas d'avoir investi ce soir-là dans ce CD gravé à la pochette photocopiée !!

PS : Il existe par ailleurs une démo deux titres sur CD-R, créditée à Candie Prune & Howe Gelb, reprenant la même version de "Lazy morning" et "Gigantesque".

08 novembre 2005

T. TEX EDWARDS & OUT ON PAROLE : Pardon me, I've got someone to kill


Acquis chez New Rose à Paris vers 1991
Réf : ROSE 223 CD -- Edité par New Rose en France en 1990
Support : CD 12 cm
17 titres

Décidément, il semble que les disques de country que je préfère ne sont pas dûs à des spécialistes du genre. Non, je ne parle pas de "Almost blue" de Costello, le premier disque country que j'ai acheté, qui n'est vraiment pas une réussite. Je pense plutôt à "Jonathan goes country" de Jonathan Richman et à cet album.
Quand on l'a reçu en vinyl à sa sortie à La Radio Primitive, j'ai tout de suite craqué dessus. La pochette était drôle, et il y avait une version de "Psycho", la chanson de Leon Payne, dont je connaissais une version (bonne, pour le coup) par Costello.
T. Tex Edwards est un rocker, pas un pro de Nashville, qui a débuté dans les années 1970, et qui a sorti quasiment en même temps que celui-ci un autre album chez New Rose avec son groupe rock, les Laughin' Hyenas. Mais avec Out on Parole, il s'amuse à faire des reprises de country. Ils ont sorti quelques singles comme ça, et juste cet album.
C'est quasiment un disque concept autour du meurtre et du dérangement mental. La série des cinq premières chansons est imbattable. Même pas besoin d'écouter le disque, il suffit de lire la liste des titres : "Je vais te descendre", "Le LSD m'a transformé en épave", le morceau-titre repris de Johny Paycheck "Excusez-moi, j'ai quelqu'un à aller tuer", "La fille dans le couloir de la mort" (écrit par Lee Hazelwood) et "Psycho".
Après, il y a une ou deux faiblesses dans le disque, mais aussi plein d'autres grands moments, comme "Dolores", le dérangé "Strangler in the night" ou "The rubber room" (repris de Porter Wagoner). Et sur ce CD il y a quatre titres en plus que sur l'édition vinyl, ce qui permet de s'éclater avec "Du sang sur la selle" et "Lee Harvey était un pote à moi" (!) de Homer Henderson.

07 novembre 2005

TWELVE CUBIC FEET : Straight out the fridge


Offert par Paul Rosen le 28 avril 1987
Réf : NR2 -- Edité par Namedrop en Angleterre en 1982
Support : 33 tours 25 cm
7 titres

Avec Philippe R., nous avons passé une semaine de vacances à Londres en avril 1987, hébergés dans un appart en colocation, dans la chambre de Dave Evans, le bassiste de Biff, Bang, Pow !, qui était parti en tournée avec The Jesus and Mary Chain.
Une semaine bien chargée. Les quatre premiers jours, nous avons vu quatre concerts (Julian Cope, Felt/Wishing Stone/House of Love à la même affiche, les Jasmine Minks, et Ed Kuepper (enfin, j'ai vu Ed Kuepper, vus qu'on s'est manqués à un rendez-vous avec Philippe).
Sans compter qu'on a raté le soir de Julian Cope le concert des Scarlet Servants (c'est à dire Felt), qui jouaient à 500 mètres de là. Par contre, le lendemain, on est tombés sur Lawrence au rayon collectors du Record and Tape Exchange de Nottting Hill Gate, et puis sur Dan Treacy le lendemain dans le public du concert de Jasmine Minks.
Le reste de la semaine a surtout été consacré à l'enregistrement de "Bébé Tchernobyl", le 45 tours resté inédit de J.C. Brouchard.
Les deux colocataires de Dave, Paul et Fred (une fille), étaient présents pendant cette semaine, et nous avons bien fait connaissance. Paul m'a même offert le 45 tours sans pochette "New England" de Jonathan Richman & The Modern Lovers, qu'il venait d'acheter en double, et qui comporte une face B inédite, une version live de "Astral plane", issue des mêmes concerts que "Modern Lovers live".
Au fil des conversations, nous avons appris que Fred et Paul avaient fait partie d'un groupe, Twelve Cubic Feet, quelques années auparavant. Avant notre départ, Paul nous a offert à chacun un exemplaire de leur disque, un 25 cm avec une pochette dessinée rose et grise, et un petit livret photocopié à l'intérieur.
Il a insisté sur le côté modeste de la chose, mais à tort. D'ailleurs, il s'est bien gardé de nous dire qu'il avait joué avant Twelve Cubic Feet dans des groupes comme Exhibit A et les Reflections, qui ont tous les deux sorti des disques (et même chez Cherry Red pour les Reflections).
"Straight out the fridge" n'est certes pas un chef d'oeuvre méconnu, mais c'est un album 7 titres de très bonne tenue, bien dans le son de son époque : une new wave qui fait penser parfois à du Josef K moins nerveux, ou à Family Fodder (notamment pour les voix féminines). Seul gros défaut, le Casio, qui sur plusieurs titres n'est pas du tout intégré au mix.
J'aime particulièrement les trois titres de la face A, notamment "Blob" et "The Almshouse", mais c'est le troisième titre, "Evercare", qui figure sur la compilation "Messsthetics # 3" de Hyped to death, ce qui en fait donc le seul titre disponible de Twelve Cubic Feet.

PS : Grâce au site Hyped to death, j'ai appris que Paul est l'auteur d'un article intitulé "Technology and anarchy in the UK music industry".

Re PS : Quelques jours après avoir écrit ce billet, j'ai découvert en cherchant des informations complémentaires sur ce groupe que Dave Morgan, batteur de The Loft, des Weather Prophets et des Rockingbirds (entre autres !) avait joué avec 12 Cubic Feet, même si apparemment il n'est pas sur le disque. Selon la bio de son site officiel, c'est même lui qui a établi le contact entre The Loft et Alan McGee car il avait déjà joué à la Living Room avec 12 Cubic Feet.
Eric Jarvis, un autre ex-membre-du-groupe-qui-n'est-pas-sur-le-disque, en parle sur son blog.

06 novembre 2005

OISEAUX DU PARADIS = BIRDS OF PARADISE


Acquis au vide-grenier des Vaillantes de la Marne à Châlons-en-Champagne le 25 septembre 2005
Réf : TT-8215 -- Edité par Tiare Tahiti à Tahiti dans les années 1960, probablement
Support : 33 tours 30 cm
12 titres

C'est à l'avant-dernier stand de ce tout petit vide-grenier - organisé par une association de gymnastes féminines, mais il n'y en avait pas sur place, en tout cas pas en tenue - que je suis tombé sur ce tas d'une trentaine d'albums posé à plat sur une table. C'est jamais pratique de regarder des disques posés comme ça, alors j'ai juste commencé par regarder les tranches, mais quand j'ai commencé voir plusieurs fois le mot "Tahiti", j'ai pensé que ça valait le coup de poser les disques sur la tranche et de les regarder un par un. J'ai failli renoncer, cependant, quand la propriétaire du satnd m'a annoncé que les disques étaient à 3 €. Je paie rarement cette somme pour un disque sur un vide-grenier. Mais j'ai persévéré, et bien m'en a pris, puisque je suis tombé effectivement sur plusieurs disques tahitiens années 60, dont celui-ci, une sélection d'Yves Roche enregistrée à Tahiti par le célèbre Gaston Guilbert pour son label Tiare Tahiti, avec une superbe photo de pochette prise par Gaston Guilbert lui-même. Je me suis aussi décidé pour un album en pressage tahitien d'Eddie Lund & His Tahitians, "Call of the coral isles", et pour l'album des Kavéka chez Vogue, "Surprise partie tamouré", qui reprend leurs 3 EPs, dont le génial "Elle est partie danser le tamouré". En temps normal, un seul disque de ce calibre aurait suffit à mon bonheur du jour, alors là, trois d'un coup, c'est un rêve de chineur !
Ça fait une paire d'années que je me passionne pour les chansons tahitiennes des années 1950. Je dis bien des chansons, calmes, belles et sereines, souvent chantées en duo, plus que des morceaux très rythmées, avec un ukulélé rapide, plus kitschs. Depuis en fait que je suis tombé sur le CD "Tahiti belle époque volume 4", chez Manuiti, qui reprend des enregistrements de Gaston Guilbert des années 50.
C'est également ce qu'on trouve sur "Oiseaux du paradis", avec des titres chantés par Alec, Teeva, Mila, Loma, Morito, Maeva, Bimbo et Pauline, dont plusieurs que je connaissais grâce aux CDs "Belle époque". La face B du disque est parfaite de bout en bout, avec notamment "Manu iti", "Rarahu ia loti", "Tahiti e" et "Vahine tahiti".
N'hésitez pas à pister les CDs Manuiti distribués par Playasound, notamment les Belle Epoque n°s 4, 9 et 2 : ils sont assez bien distribués et c'est un moyen simple de vous procurer un concentré de bien-être et de bonne humeur !

05 novembre 2005

THE ASSOCIATES : A


Acquis probablement chez New Rose à Paris dans les années 1980
Réf : FICSX 13 -- Edité par Fiction en Angleterre en 1981
Support : 45 tours 30 cm
Titres : A -/- Would I... bounce back

Etrange destin que celui de ce single, qui sort un an après l'album dont il est extrait (le premier et indispensable album des Associates, "The affectionate punch", pochette en noir et blanc avec le groupe sur une piste d'athlé)... et un an avant la version remix de cet album (pochette en couleurs, à éviter absolument).
En fait, on est vraiment à mi-chemin entre les deux version d' "Affectionate punch", car il ne s'agit pas vraiment d'extraits du premier album, mais de nouvelles versions réenregistrées et/ou remixées (la guitare rock de "A" au début devient une guitare plus ou moins slide, les séquenceurs changent,...) dont on retrouve des éléments dans l'album remix honni (la guitare de "A", par exemple), mais heureusement sur ce single "Would I... bounce back" n'a pas encore acquis son horrible basse slap.
On est donc encore plus près de l'esprit de l'album tel qu'il est sorti en 1980, et on ne peut donc que regretter d'autant plus que Polydor/Universal n'ait pas ajouté ces deux versions aux bonus de l'album de 1980 quand ils l'ont réédité cet été (mais il ne faut pas que ce bémol vous empêche d'aller à la découverte de ce disque !).

04 novembre 2005

THE ADVENTURE BABIES : Camper van EP


Acquis à l'un des Record & Tape Exchange de Londres en 1992
Réf : FACD 319 -- Edité par Factory en Angleterre en 1991
Support : CD 12 cm
Titres : Camper van -- Barking mad -- Lifetime at the sink -- Long night narrow boat

C'est le premier disque sorti par les Adventure Babies, un groupe de Manchester, juste après qu'ils aient été "découverts" par Tony Wilson. Produit par le groupe lui-même, avec 20 minutes et 4 vraies chansons bien développées, on a plus affaire à un demi-album qu'à un single et ses faces B. D'ailleurs, le titre phare du disque est "Barking mad" et pas le premier.
Stylistiquement et chronologiquement, on pourrait situer les Adventure Babies à mi-chemin entre The Band of Holy Joy (pour "Camper van", notamment) et Belle and Sebastian ("Lifetime at the sink" et "Long night narrow boat", un long morceau dont la deuxième partie est superbe). Je me souviens qu'à l'époque j'associais pas mal le groupe avec les TV Personalities, notamment pour la voix du chanteur, mais je n'ai plus le même sentiment à la réécoute. Pour clore les comparaisons, on peut ajouter aussi les Beach Boys (pour les choeurs).
Après cette superbe entrée en matière, le groupe a sorti l'année suivante un album, "Laugh", très décevant, peut-être en partie parce que cette fois-ci un grand producteur était aux commandes (Steve Lillywhite). On y trouvait une nouvelle version de "Barking mad", très bien, mais qui n'apportait rien à la version originale.
Ensuite, et bien ensuite rien ou presque, puisque Factory a fait faillite peu de temps après la sortie de l'abum, et le groupe n'a pas signé de nouveau contrat par la suite. Il s'est cependant reformé en juin 2005 pour un concert d'adieu, qui a donné lieu à l'édition d'un album, "Once upon a time the end".

03 novembre 2005

HOWL : A farewell compilation of unreleased songs


Acquis à la FNAC de Reims en 1995
Réf : GRCD 352 -- Edité par Glitterhouse en Allemagne en 1994
Support : CD 12 cm
18 titres

Avant d'être un disquaire par correspondance et un label, Glitterhouse était un fanzine qui, après avoir fusionné avec un autre fanzine, s'est ensuite appelé Howl. Le label leur prenant trop de temps, ils ont décidé d'arrêter la publication du fanzine, mais pas sans sortir cette compilation d'adieu, qui rassemble beaucoup de beau monde (Joe Henry, Victoria Williams, The Mountain Goats, Terry Lee Hale, Freakwater, The Silos, etc.).
J'ai acheté ce disque au tout début de ma phase "Americana" (qui n'est pas terminée), et si je l'ai acheté, c'est parce qu'il y avait dessus un inédit de Giant Sand. Pas de bol, je n'aime pas du tout ce titre de Giant Sand, une reprise de "Route 66", pas le "(Get you kicks on) Route 66" de Robert Troup Junior, mais l'indicatif d'une série télé sixties composé par Nelson Riddle (celui de la série Batman). C'est un instrumental jazzy qui ne me touche pas du tout.
La vraie vedette de la compilation, c'est Vic Chesnutt, qui ouvre le disque avec une très bonne reprise live en solo d'un titre de Yoko Ono, "Goodbye sadness" (je n'ai jamais eu la curiosité d'aller écouter l'original, sûrement parce que je n'en attends rien de bon), et qui signe la peinture de la pochette. Cette peinture représente le groupe de son grand-père, Sleepy Carter, dont on retrouve un enregistrement pour clore le disque : un enregistrement de 1982 qui pourrait être un document d'archives de la Carter Family.

02 novembre 2005

STTELLLA : Les poissons s'en fishent et les pieds s'en footent


Offert par Jean-Luc Fonck à Reims le 21 juin 1989
Réf : dks 3 & dks 4 -- Edité par Dekadiks en Belgique en 1988
Support : 90 tours (2 x 45 tours 17 cm)
9 titres

Sttellla au sommet de sa forme, je ne vois pas comment on pourrait mieux décrire ce disque. Le titre seul, "Les poissons s'en fishent et les pieds s'en footent", mériterait l'attribution d'un prix Nobel spécial de poésie franco-anglaise ! Notez aussi au passage le nom du label, Dekadiks...
C'est comme ça qu'on a découvert Sttellla en France en 1989, pas avec ce 90 tours, c'est vrai, mais avec la compilation "Sttellla" éditée par Boucherie, qui reprenait des titres de ce disque et de l'album précédent, "Fuite au prochain lavabo".
Et c'est comme ça qu'on préfère Sttellla, avec juste Jean-Luc et Mimi Fonck, et une orchestration minimale à base de synthé et de boite à rythmes, une formation qui a joué à Reims plusieurs fois vers 1989-1991. C'est à l'issue d'un de ces concerts que Jean-Luc m'a offert ce disque.
Pas de rareté sur "Les poissons s'en fishent..." puisque tous les titres ont été repris dans l'édition CD de "Sttellla" chez Boucherie. Tous, sauf un, "Aglaë", qui ne verra le jour en France qu'en 1990, dans une nouvelle version publiée sur l'album "L'avenir est à ceux qui s'éléphanteau".

Ajout du 17 juin 2010 :

Ah, je m'en veux vraiment de ne pas avoir retrouvé à temps l'emballage complet de ce disque (avec son carton imprimé, son sac en plastique et son crochet en plastique itou, comme pour l'accrocher au rayon d'un supermarché) pour inclure cette illustration à la place qui lui était due dans Mes disques improbables.


Ajout du 24 février 2012 :

Je viens de découvrir cette excellente vidéo pour Johnny B. gousse d'ail love you, avec Mimi et Jean-Luc (la bande-son est celle du disque). C'est l'un des tubes de ce disque.

01 novembre 2005

KRAFTWERK : Trans Europe Express


Acquis au Prisunic de Châlons-sur-Marne en 1981
Réf : 2C 068-82306 -- Edité par Capitol en France en 1977
Support : 33 tours 30 cm
7 titres

Cette année-là, le défunt Prisunic de Châlons avait fait un sacré ménage dans son rayon disques, et avait mis tout un paquet de disques en solde. 45 tours à 2 F, albums à 10 F. J'en suis reparti avec, entre autres, le 45 tours d' "Egyptian reggae", les 45 tours Two Tone de Madness ("The prince") et The Beat ("Ranking full stop") et deux albums, "Black and white" des Stranglers et donc "Trans Europe Express" de Kraftwerk.
L'intérêt principal de cette édition originale française de "Trans Europe Express" - outre que sa pochette est justement la pochette originale en noir et blanc, alors que la plupart des éditions en CD proposent un autre cliché en couleur - c'est qu'elle comporte la chanson "Les mannequins", en français donc, alors que les éditions CD ne proposent que "Showroom dummies", la même chanson, mais en anglais. C'est la même chose avec "Mini calculateur" sur l'album "Computer world" en 1981.
Aussi, ce qui ne gâte rien, cet album est un chef d'oeuvre. Pour des raisons personnelles évidemment subjectives, "The man machine" est mon album préféré de Kraftwerk, mais quand on regarde les choses en face, entre les trois titres de la face A ("Europe endless", parfait, "The hall of mirrors", parfait, et "Les mannequins") et la suite autour du titre "Trans Europe Express" sur la face B, il est difficile d'exiger mieux !
Sur la lancée du succès de Radio activity, le 45 tours Trans Europe Express a dû se vendre relativement bien, vu qu'on le trouve assez facilement en vente d'occasion. Ce n'est pas le cas de l'autre 45 tours pris de l'album, Les mannequins : je ne l'ai quasiment jamais vu, et il n'est donc pas dans ma collection.

Ajout du 15 août 2014 :

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