30 janvier 2006

DONOVAN : Cosmic wheels


Acquis chez Emmaüs à Tours-sur-Marne le 28 janvier 2006
Réf : EPC 65450 -- Edité par Epic en Europe en 1973
Support : 33 tours 30 cm
10 titres

Il était coincé entre deux disques classiques, l'air apparemment en bon état. Quand j'ai ouvert la pochette et découvert la pochette intérieure décorée et le quart-de-cercle qui se déplie en un poster rond comme une roue cosmique, avec les paroles et les crédits d'un côté et Donovan torse nu avec des éctoiles projetées sur son corps de l'autre, j'ai su que ce disque était pour moi (allez voir ici tous les détails de cette pochette, sauf le poster malheureusement).
Je ne suis pas un grand connaisseur de Donovan, mais là je suis bien tombé. Ce disque est sorti début 1973, en pleine période glam, alors que Donovan n'était plus sur le devant de la scène depuis plusieurs années déjà. Cet album est son dernier à être entré en bonne place dans les charts anglais et américains.
Les références cosmiques des titres de chansons m'ont un peu effrayé avant l'écoute, mais heureusement on n'est pas encore là en pleine période progressive et un seul titre atteint les cinq minutes. Quant aux références cosmiques, elles sont surtout utilisées comme métaphores pour des chansons somme toute très classiques, pas pour des délires ésotériques, et elles disparaissent complètement dans la dernière partie du disque.
Pour la production, Donovan a rappelé son mentor des années 60 Mickie Most, crédité ici sous son complet Michael Peter Hayes. Il y a pas mal de beau monde ici, de Cozy Powell à la batterie à Chris Spedding aux cordes et à la guitare, en passant par Bobby Keyes au saxo.
Il y a quelques titres électriques pas mauvais où on sent fortement l'influence du glam, notamment aves la basse ("Cosmic wheels", "The music maker", "Wild witch lady"), mais j'ai tendance à préférer les titres où les cordes sont très présentes (c'est mon côté fan de Lewis Furey, ici c'est de "The humours of Lewis Furey", l'album de 1976, qu'on serait le plus proche), les moments qui me rappellent que ce disque est contemporain du "Whatevershebringswesing" de Kevin Ayers (l'intro de "Earth sign man" par exemple) et les titres un peu folky plus dans la veine qui a fait connaître Donovan, comme "Maria Elena".
Le single "I like you" est très bon. "Only the blues", avec le motif de trois notes de guitare joué par Spedding est excellent. Ma chanson préférée est peut-être celle qui divise le plus les fans de Donovan, la grosse blague "The intergalactic laxative". Certains fans haïssent cette chanson "puérile" et y voit la cause de la disgrâce de Donovan ! Moi la musique me plait, et les paroles me font rire : en plein programme Apollo, Donovan se penche de façon très précise sur les problèmes d'élimination des déjections des cosmonautes dans l'espace !! Et de nous raconter que les cosmonautes font aussi pipi-caca et que sa vision romantique de la conquête spatiale a été brisée quand il a su que les cosmonautes avaient une sorte de super couche dans leur combinaison et un tuyau pour évacuer et recycler l'urine...!

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