04 mai 2006

THE (HYPOTHETICAL) PROPHETS : Person to person


Acquis au Record & Tape Exchange de Notting Hill Gate à Londres en 1984
Réf : A3257 -- Edité par Epic en Angleterre en 1983
Support : 45 tours 17 cm
Titres : Person to person -/- On the edge

J'avais lu un petit article dans les news de Rock & Folk ou Best qui présentait les Prophets. Enfin, qui parlait de ce groupe composé de deux personnes qui souhaitaient conserver l'anonymat, dont l'une était un français assez connu (Maintenant, ils ne se cachent plus, et on sait que Joseph Weil et Norman D. Landing étaient en fait Bernard Szajner et Karel Beer). Du coup, à chaque fois que je suis tombé sur un de leurs disques dans les bacs d'occasion ou de soldes, je l'ai pris. Ils ont sorti deux maxis et leur unique album ("Around the world with the (hypothetical) Prophets") sur leur propre label, avant de signer chez Epic, qui a réédité l'album et en a extrait deux 45 tours, celui-ci (qui existe aussi en maxi) et "Fast food", que je ne vois listé nulle part dans leur discographie, mais que j'ai bien (deux versions de "Fast food" ; mon exemplaire est cassé, et sans pochette !).
Avec la présence de Bernard Szajner, il est évident que la tonalité musicale des Prophets est électronique. "Person to person" a toujours été ma chanson préférée du groupe. Il y a une basse synthétique, une boite à rythmes discrète, sur un tempo moyen, mais ce sont les vocaux qui tiennent toute la chanson (les Prophets sont ici renforcés par une chanteuse créditée sous le nom de "Caroline no"). Les "Person to person" sont les petites annonces de rencontres des journaux. Dans l'esprit, les paroles et le débit du chant me font beaucoup penser à "Top ten sexes" de Lewis Furey. Sinon, la musique et le côté détaché des vocaux peuvent aussi faire penser aux Flying Lizards.
En préparant cette rubrique, je suis tombé sur des références à des choeurs "à la Beach Boys" pour "Person to person". A part le "Featuring Caroline No" ça me paraissait un peu tiré par les cheveux, mais non. Je n'avais jamais fait attention, mais il y a bien des choeurs dans la chanson qu'on jurerait être chantés par les Beach Boys, à tel point que j'ai plus l'impression d'entendre un sample avant l'heure qu'une performance vocale "à la manière" des Beach Boys !
La face B, "On the edge", est un autre extrait de l'album.
Aujourd'hui, Bernard Szajner a de nombreux projets musicaux. Quant à Karel Beer, il programme des concerts et des expositions à l'Hôtel du Nord à Paris.
"Person to person", "Wallenberg" et un titre de Bernard Szajner sont actuellement disponibles sur la compilation "So young but so cold" éditée par Tiger Sushi en 2004.

9 commentaires:

Anonyme a dit…

ah, je fantasme à mort sur ces disques des prophets, je ne suis jamais tombé dessus. J'en avait même discuté par mail avec Bernard Szajner que j'aime beaucoup et lui même ne savais plus trop quelle était leur discographie exacte.
t'en a pas en double ?

et Lewis furey c'est bien ?

à+
SYril
http://www.20six.fr/bloggiewoogie

Pol Dodu a dit…

Bonjour,

C'est vrai qu'en France je suis rarement tombé sur des disques des Prophets.
Désolé, je n'ai pas de doubles...
Pour Lewis Furey, ce n'est pas électronique du tout, mais c'est très bien, à mon goût. J'ai mis un lien dans l'article, mais c'était peut-être pas très claire vers un article où je dis tout sur Lewis Furey, de mon point de vue : http://perso.wanadoo.fr/vivonzeureux/lewisfurey/lewisfurey.html

Pol

Pol Dodu a dit…

Karel Beer a mis en ligne sur YouTube les clips de "Person to person" et de "Fast food". Super.
Il en profite pour donner la liste (presque) complète des membres du groupe.

Darcklo a dit…

L'autre jour j'ai réussi à loué la compile So young but so cold et j'ai été interpellé par Wallenberg. Je trouve les textes plutôt énigmatiques et l'atmosphère qui s'en dégége est vraiment génial. Serait il possible d'avoir de plus amples info sur ce morceau?

Pol Dodu a dit…

Darcklo,
"Wallenberg" fait bien sûr référence à Raoul Wellenberg.
Bernard Szajner lui a rendu un nouvel hommage en 2008, avec une sculpture cette fois-ci, et il est précisé dans la présentation que le texte de la chanson était composé de telle façon qu'il était impossible à l'auditeur de comprendre l'histoire de Wallenberg.
Je n'ai pas le bon ordinateur sous la main pour t'en dire plus, mais il me semble bien que "Wallenberg" a causé des soucis sérieux aux membres des Prophets, qui se sont retrouvés dans le collimateur des autorités soviétiques. Et en 1982, sous Brejnev, ça ne rigolait pas ! D'autant moins que le premier single des Prophets, "Back to the burner"/"Back to Siberia" s'en prenait à la fois à l'industrie nucléaire soviétique et au goulag !

morningmeeting a dit…

Hello,
Article très intéressant ! Pour tous ceux qui sont curieux de Wallenberg et/ou de Szajner, j'ai écrit un petit article là dessus il y a quelques mois : http://morningmeeting.wordpress.com/2009/03/03/raoul-wallenberg-juste-parmi-les-nations-heros-dart-et-de-chanson/
Szajner lui-même l'a lu et commenté, et, dans la foulée, il a accepté de faire une interview pour le blog (réalisée il y a 15 jours mais pas encore mise en ligne). Je l'ai fait revenir sur les Prophets, sur la musique de l'époque, l'histoire de Wallenberg, mais aussi ses travaux en cours (il a une grosse expo dans une galerie parisienne à la rentrée). A suivre donc !

Pol Dodu a dit…

Morningmeeting,
Merci pour ton commentaire et pour ces infos. J'ai lu avec un grand intérêt ton billet sur Wallenberg. Maintenant, on attend la suite avec l'interview ! (et aussi la réédition de l'intégrale des Prophets !)

morningmeeting a dit…

Hello, j'y ai mis le temps, mais mon interview vidéo de Bernard Szajner est enfin en ligne ! Je me permets de mettre le lien car je pense que ça intéressera l'auteur de ce blog et ses lecteurs
Artmeeting #001 – Bernard Szajner : “Je suis un illusionniste, un conteur d’histoires”
Artmeeting #001 - Bernard Szajner

Morningmeeting

Pol Dodu a dit…

Morningmeeting,
Merci pour ce document rare sur Szajner.
Son exposition "Back to the cave" a débuté hier à Paris et dure jusqu'au 31 octobre à la Galerie Taiss.

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